Tourisme autour de Barre des Cévennes à l'époque

Tourisme autour de Barre des Cévennes en 1950De Florac à Nîmes, on a le choix entre plusieurs routes qui traversent les Cévennes proprement dites. C'est dire que toutes permettent de bien connaître ce pays d'un caractère si marqué, vaste îlot montagneux, granitique et schisteux, entre les causses et les garrigues calcaires, d'une sauvagerie que renforce le souvenir toujours présent des guerres de Religion, sillonné sur son versant Sud de vallées sinueuses, encadrées de crêtes schisteuses, auxquelles les vignes, les mûriers, les châtaigniers, donnent un accent tout à fait méridional, quelque chose comme un morceau de Corse en plein Languedoc.

Tourisme autour de Barre des Cévennes en 1950La multitude des petits torrents se rassemble en deux cours d'eau principaux, le Gardon d'Alès et le Gardon d'Anduze, d'où le nom de Gardonnenque qu'on donne encore volontiers à la région. Ce sont d'ailleurs ces deux Gardons que suivent les deux routes les plus fréquentées de Nîmes à Florac. Parmi les routes secondaires nous recommandons aux touristes la Corniche des Cévennes qui offre des vues magnifiques.

Variantes de Florac à Saint-Jean-du-Gard. Par le Valfrancesque (51 km 5 par les routes N. 107 et N. 583; pentes atteignant 10 %; nombreux lacets serrés; autobus). On suit au Sud la route N. 107 qui remonte la rive gauche du Tarnon. Baraque de la Fontaine, où l'on prend à gauche la route N. 583 qui franchit le Tarnon et s'élève par une dure montée en lacets: très belles vues sur la vallée du Tarnon. Saint-Laurent-de-Trêves. Col du Rey (1.010 m.), où s'embranche à droite la Corniche des Cévennes.

Barre-des-Cévennes (920 m.; cars pour Florac et Saint Jean Jean du Gard; Hôtels d'Orient et Belle-Vue, 10 chambres), 293 habitants, bâti à l'Est de la butte de Castelas (1.018 m.) et au-dessus de l'origine du Valfrancesque, commande une très belle vue sur les Cévennes des Gardons et l'Aigoual. Eglise romane et gothique; château féodal; maisons anciennes.

Tourisme autour de Barre des Cévennes en 1950Le Valfrancesque ou Vallée Française, ouvert du Nord-Ouest au Sud-Est dans les schistes sériciteux, est un pays de terrain sombre, presque noir, étroite vallée longue de 26 km qui naît au pied des escarpements calcaires ruiniformes du Can de l'Hospitalet. Dans ce long trajet, le Gardon de Mialet, qui arrose cette vallée, ne reçoit à peu près aucun affluent important, serré qu'il est entre la Chaîne française (900 à 500 m.) au Nord-Ouest et la Serre, de Lansuscle au Sud-Est. La parure végétale incomparable qui la revêt compense l'aspect triste de ses terrains. La route N. 583 descend rapidement, très sinueuse, sur les versants gauche du Valfrancesque dont elle atteint le fond par un dernier contour et qu'elle va descendre sur toute sa longueur. Sainte-Croix- Vallée-Française (348 m.): église du XII°; château des XV° et XVII°.
La Boissonnade (320 m.), hameau de la corn, de Moissac : ruines d'un château; curieuse petite église de Notre Dame Vallée Française (aujourd'hui temple protestant), bâtie en fraidonite (porphyrite micacée, connue sous le nom de granit noir des Cévennes); de construction carolingienne, elle aurait été bâtie, selon la légende, sur une chapelle ayant consacré la mémoire d'une défaite infligée aux Sarrasins par le paladin Roland.
Tourisme autour de Barre des Cévennes en 1950Le Martinet, hameau et pont, dans un beau site, au confluent du Gardon de Mialet et du Gardon de Calberte. A gauche s'embranche la route N. 584 qui, remontant la vallée du Gardon de Calberte, conduit au col de Jalcreste, en passant par Saint-Etienne-Vallée-Française et Saint-Germain-de-Calberte. La route descend les gorges sinueuses du Gardon de Mialet, s'élève pour franchir le col de Lamira, puis redescend dans la vallée du Gardon de Saint-Jean.

Par la corniche des Cévennes (50 km 5; route touristique recommandée pour ses vues étendues, aisément praticable en automobile). Cette route, surnommée Corniche d'Améthyste par le félibre Pierre Devoluy, fut construite après 1700 par l'intendant Baville pendant la guerre des Camisards, pour amener l'artillerie sur les hauteurs. Abandonnée par la suite puis reclassée de nos jours, elle suit la crête séparant le Gardon de Saint-Jean du Val­francesque.

De Florac au (11 km 5) col du Rey, où s'embranche à droite la route de la Corniche (D. 9). Celle-ci descend d'abord, puis monte au (14 km 5) col de Faisses (1.020 m.) et parcourt le haut plateau calcaire de la Cam de l'Hospitalet, nu et désert, à plus de 1.000 m. d'altitute: vues très étendues sur les Cévennes des Gardons, l'Aigoual et les Causses. L'Hospitalet (auberge), d'où l'on peut faire en 20 min. l'ascension du signal de l'Hospitalet (1.112 m.; panorama).

Descente rapide, en lacets, sur (23 km) Le Pompidou (796 m.), petit village situé au pied du petit causse de L'Hospitalet et d'où une route à droite descend à (8 km 5) Saint-André-de-Valborgne.

La route court désormais en corniche sur le versant Nord de la vallée du Gardon de Saint-Jean, un peu au-dessous de la crête, qu'elle vient parfois toucher et que l'on peut de toute façon atteindre à volonté en quelques minutes de marche. Saint-Roman (700 m. environ), hameau d où l'on domine les deux versants. On franchit le col de l'Exil (760 m.), puis le col de Saint-Pierre (720 m.), après lequel commence une descente en lacets très rapide: vues superbes sur le bassin de Saint Jean du Gard. On rejoint dans la vallée la route N. 107.

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