A la découverte de Barre des Cévennes et de la Place de l'Orient, La Place des Ayres ainsi que du climat, du relief et des sols de cette région du Massif Central.

 

Barre-des-Cévennes et ses environs

Barre-des-Cévennes en Lozère (GR72, GR7 et GR67)Can noire
Devant vous se dresse un versant abrupt interrompu en son milieu par un replat. Ce replat correspond à un lambeau de la pénéplaine qui, à la fin de l'ère primaire (entre 280 et 230 millions d'années) résultat de l'érosion complète de la grande chaîne hercynienne. La présence de nombreuses sources et l'accumulation d'éléments fins, forment une zone propice à l'installation des près, cultures et bâtiments. Au dessous du replat se trouvent des roches mises en place entre 350 et 280 millions d'années, pendant l'ère primaire: ce sont essentiellement des micashistes et des granites.

Barre-des-Cévennes en Lozère (GR72, GR7 et GR67)Ici, les pentes raides, les sols superficiels et acides sont recouverts par les landes à genêts, bruyères, fougères et thym des Cévennes. Quelques bosquets de chênes sessiles et quelques alignements de frênes et de saules le long des ruisseaux brisent cette monotonie.

On trouve au-dessus du replat, des grès, dolomies et calcaires, déposés par les mers du Secondaire, entre 230 et 190 millions d'années. Là, les pentes très raides, souvent caillouteuses, sont lentement colonisées par le pin sylvestre. Quelques bosquets de hêtres parsèment ce bois clairsemé.

Les sols, généralement pentus et pauvres, ne permettent qu'un maigre élevage ovin. Cette activité pastorale a profondément modifié le paysage en concentrant les prés fauchés sur les terres les plus fertiles et les moins pentues, les parcours sur les terrains très abrupts et rocailleux. Elle a aussi mis en place toute une infrastructure pour rendre cette zone mieux exploitable (chemins, canaux d'irrigation, murs de soutènement...) et elle est à l'origine de la variété des milieux (bois, landes, prés) et d'une assez grande diversité des espèces végétales.

Affleurement de grès
De l'autre côté de la route, le talus gréseux présente des couches entrecroisées qui se sont déposées dans des eaux fluviales au courant violent. Les galets qu'elles contiennent possèdent des angles peu émoussés indiquant qu'ils ont été peu charriés. Ce grès très friable est généralement collé par de l'argile verdâtre enrichie de mica blanc sans trace de calcaire. Il témoigne de l'arrivée de la mer, il y a 200 millions d'années.

Sur cette paroi, les plantes doivent compenser l'érosion intense par leur possibilité de développement rapide et être également en mesure de supporter une certaine sécheresse, On rencontre quelques rares camomilles des rochers et plantains carénés.

Barre-des-Cévennes en Lozère (GR72, GR7 et GR67)Grès érodés
Une dizaine de mètres en contrebas du sentier, le grès montre des zones dénudées fortement érodées. Ce sont des zones très actives de départ des matériaux, surtout lors des importantes chutes de pluies d'automne et de printemps. Les plantes ne peuvent s'y installer. Seule l'implantation d'arbres pourrait stopper ce processus. Leurimportant système racinaire maintiendrait le sol pendant que les branches le protègeraient de l'agressivité des pluies.

Ces grès sont surmontés de dolomies, calcaires et marnes contenant des fossiles marins: moules, pectens (genre de coquilles Saint Jacques)...

La Forêt
La prédominance de la couverture arborescente caractérise le paysage qui s'étale vers l'est. Plus de 60% de la surface sont recouverts de bois, dont 40% de résineux. Parmi eux, beaucoup sont des espèces introduites par l'Office national des Forêts: pin laricio et sapin de Nordmann sur les parties hautes du relief, pin Douglas dans les dépressions. On trouve aussi, généralement relégué dans les sols superficiels et pauvres, le pin sylvestre, espèce indigène qui a colonisé d'anciens parcourss à moutons abandonnés à la fin du 19ème siècle. Les feuillus n'occupent que 20% du territoire boisé: ce sont essentiellement des hêtres, des chênes sessiles et des bouleaux.

Les environs de Barre des Cévennes en LozèreLes Rochers ruiniformes
Le Castelas est une butte témoin de l'ancienne couverture calcaire que l'érosion a séparé des grands Causses. il fut occupé vers 2500 avant J.-C. par des population venues des garrigues languedociennes.

Sur ces trois rochers que l'érosion a laissés, se trouvent une dizaine de trous rectangulaires. Ils auraient supporté la base d'une tour à signaux en bois.

Plantes des rochers
Ces rochers offrent aux plantes un milieu comparable à celui des murs mais elles y sont installées depuis plus longtemps. La plupart se sont réfugiées le long des fissures ou des replats où elles trouvent un peu d'éléments minéraux et organiques, laissant auxlichens le soin de coloniser les parois lisses. La dolomie crée ici des conditions particulières de sol favorables à certaines plantes: kernerie des rochers, valériane de Hoppe. L'érosion y creuse des petites cavités servant d'abri à certains oiseaux: rouge-queue noir (l'été), accenteur alpin (l'hiver) …

Barre-des-Cévennes en Lozère (GR72, GR7 et GR67)La Vallée du Malzac
Au centre du paysage, le Malzac serpente au milieu d'un relief relativement doux et va se jeter dans la Mimente sur le versant Atlantique après on long parcourss, tandis que le Grisoulle, à gauche, est un affluent du Gardon qui coule vers la Méditerranée proche, en découpant des versants abrupts dans le relief. La pente du Grisoulle est six fois plus forte que celle du Malzac. Dans quelques milliers d'années, il n'est pas impossible qu'il capture ce dernier et modifie profondément le paysage.

Le petit col qui les sépare partage les eaux. La ligne "de partage des eaux", passe aussi par le Castelas et la Can noire. L'érosion du Malzac, plus faible, a laissé davantage de terres favorables aux cultures et aux prés. Cela permet aux exploitations d'avoir quelques troupeaux de bovins.

Les environs de Barre des Cévennes en LozèreLe climat, le relief et les sols de cette région l'obligent à centrer son économie sur des activités pastorales et forestières peu productives alors que la diversité du climat et des milieux engendrent une grande variété d'espèces végétales et animales, source de richesse biologique.

Le Parc national des Cévennes s'est employé à préserver cette richesse en réintroduisant certaines espèces disparues: chevreuil, cerf, grand tétras, castor et vautour fauve.

Les Eboulis
Vous vous trouvez ici à la limite du grès et du calcaire. Ce dernier est composé de minces couches surmontées d'autres plus épaisses. L'eau pénètre dans les interstices de la roche et, sous l'action du gel, la fait éclater. Les couches de la base, plus fissurées, sont éliminées plus rapidement: ainsi se créent les surplombs que vous pouvez observer à trois niveaux différents.

Ces milieux rupestres jouent un rôle écologique important parce qu'ils servent de refuge à certaines espèces végétales (oseille à feuille en forme d'écusson) et animales (chouette chevêche). Un peu plus bas, quelques suintements entretiennent une végétation de milieux humides: prêle, eupatoire chanvrine.

C'est un lieu de rendez-vous pour de nombreux papillons (demi-deuil, silène) qui sont les seuls à pouvoir puiser le nectar au fond des corolles profondes des eupatoires et des cirses.

L'Etoile Chambres et tables d'hôtes à La Bastide Puylaurent entre Lozère, Ardèche et Cévennes

Ancien hôtel de villégiature avec un magnifique parc au bord de l'Allier, L'Etoile Maison d'hôtes se situe à La Bastide-Puylaurent entre la Lozère, l'Ardèche et les Cévennes dans les montagnes du Sud de la France. Au croisement des GR7, GR70 Chemin Stevenson, GR72, GR700 Voie Régordane (St Gilles), Cévenol, GR470 Sentier des Gorges de l'Allier, Montagne Ardéchoise, Margeride, Gévaudan et des randonnées en étoile à la journée. Idéal pour un séjour de détente.